Peter Stuyvesant est nommé gouverneur de la Nouvelle-Amsterdam en 1647. Il prend son poste dans un contexte de troubles : le comportement inhumain de son prédécesseur, Willem Kieft, notamment lors du massacre de Pavonia, a été à l'origine d'une guerre avec les Indiens. Tant bien que mal, le nouveau gouverneur travaille à restaurer la paix et à poursuivre l'implantation des colons dans la région.
Des traits secs, un nez aquilin, de petits yeux vifs plantés dans un visage concentré, le portrait de Peter Stuyvesant évoque une austérité toute calviniste. Le personnage est un survivant : il a perdu la moitié d'une jambe dans un combat et doit certainement sa capacité de récupération à sa foi religieuse autant qu'à un mental d'acier.
Cependant, le gouverneur n'attire pas franchement la sympathie. Peter Stuyvesant s'est montré d'une grande intolérance ; envers les Quakers d'abord, dont il fit torturer l'un des membres, un jeune homme devenu un prédicateur trop influent ; envers les Juifs ensuite, dont certains fuyaient le Brésil, où l'Inquisition faisait son retour, pour rejoindre la petite communauté implantée à New Amsterdam. Le gouverneur leur a longtemps refusé un passeport.
Sa dureté et ses actes de cruauté ont provoqué quelques démonstrations de mécontentement mais en vain. Longtemps soutenu par les dirigeants de la Compagnie des Indes à Amsterdam, il refuse toute réforme des institutions visant à amoindrir son pouvoir.
En revanche, il s'est particulièrement investi dans l'éducation des jeunes, suscitant la création de plusieurs écoles. Peter Stuyvesant est à l'origine du mur de protection qui donnera son nom à "Wall street", littéralement, la rue du mur, à Broadway.
C'est lui qui a négocié la reddition de New Amsterdam aux Anglais en 1664 et obtenu que les libertés religieuses soient respectées.
Il a passé la fin de sa vie à Manhattan dans sa propriété agricole.
Commentaires